Armoiries

Ville

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Historique des armoiries

En 1959, soit cinq ans après qu'elle ait été reconnue comme ville, Chibougamau se dote d'armoiries. Composées par l'abbé Bernard Audet du Petit Séminaire de Chicoutimi (membre de la Société française d'héraldique et de sigillographie et de la Heraldy Society d'Angleterre) et exécutées par Bernard Audet d'Alma (diplômé de l'École des Beaux-Arts de Québec), les armoiries de Chibougamau symbolisent le fait que la ville tire principalement ses richesses de son sous-sol et de ses forêts. C'est pourquoi tout le champ de l'écu est d'or.

La signification du blason

« D'or à la fasce engrêlée de gueules accompagnées en chef de trois sapins arrachés de sinople et en pointe d'un marteau de géologue de sable. »

« D'or à la fasce » : Signifie que le blason (l'écu) des armoiries est d'or, premier métal employé en héraldique. En gravure, il est toujours représenté par un pointillé en quinconce. La couleur évoque la dignité, l'éclat, la foi, la force et la prospérité.

« Engrelée de gueules » : Gueule, en langage héraldique, désigne la couleur rouge. Celle-ci connote la justice, le courage et l'héroïsme. En gravure, cet émail est représenté par des hachures verticales. Le blason est ainsi traversé d'une bande rouge présentant des bords qui rappellent le mouvement des vagues (engrêlé). Cela renvoie au cuivre, qui est l'un des principaux métaux extraits du sous-sol chibougamois, et rappelle le lac Chibougamau qui se trouve au cœur de la ville.

« Accompagnée en chef de trois sapins arrachés de sinople » : Le chef correspond à la partie supérieure de l'écu. Celui des armoiries de Chibougamau compte trois sapins arrachés à la nature qui illustrent les richesses que la ville tire de l'exploitation de ses forêts. Sinople, qui désigne le vert, est représenté par des lignes diagonales allant de droite à gauche en gravure et symbolise évidemment la nature, mais aussi la fertilité et l'espoir d'une nature sans cesse renouvelée.

« Et en pointe d'un marteau de géologue de sable. » : Le marteau du géologue, à l'origine des nombreuses découvertes de minerai, tant dans le passé que dans le présent, occupe la place centrale des armoiries. Dit de sable, soit de couleur noire en héraldique, ce marteau et son emplacement réitèrent le rôle de premier plan des activités minières, mais également leur rôle fondateur dans l'histoire de la ville.

Sa composition

Le rinceau disposé symétriquement sur 2 branches de part et d'autre de l'écu est composé de 16 feuilles d'érable à sucre. Leur grand nombre et leur disposition témoignent de la place de la ville au cœur de la forêt, mais également de l'omniprésence de l'industrie forestière à Chibougamau.

À l'intérieur du listel d'argent, c'est-à-dire de l'ornement situé en bas de l'écu en forme de ruban, on peut lire la devise latine de Chibougamau : Terra nostra dat fructum suum, soit « Notre terre nous livre ses fruits ». Cette devise est inspirée des confessions de saint Augustin, qui abordent la question de l'abondance que procure la terre. Dans ce cas-ci, la terre désigne tant la surface du sol que le sous-sol dont on extrait le minerai.

La richesse du sous-sol est également représentée par la couronne ornant le sommet extérieur du blason (en cimier). Remplaçant la couronne murale des armoiries traditionnelles, cette couronne atypique souligne le rôle central de l'industrie minière pour la ville. On y reconnaît ainsi aisément le profil d'une mine, avec ses fosses et ses strates, typiques des activités de creusage du sol. Solidement posée sur le sommet du blason qu'elle décore, la couronne minière est le complément du marteau du géologue qui orne le centre des armoiries.


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