Histoire de Chibougamau

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Histoire de Chibougamau

Histoire de Chibougamau

La ville de Chibougamau est à la fois jeune et âgée. Comme le montrent les faits saillants, l'endroit est fréquenté depuis très longtemps par les Autochtones, principalement les Cris, nomades et autosuffisants. Bien avant de devenir une ville au sens où nous l'entendons aujourd'hui, le lieu était déjà connu et fréquenté, notamment pour la chasse et le troc. Les historiens font remonter l'occupation du territoire de Chibougamau à plus de 5000 ans.

À partir du début du XIXe siècle, les Autochtones y font du troc avec les Blancs. Il s'agit principalement du commerce de la fourrure avec la Compagnie de la Baie d'Hudson, qui possède un poste de traite au lac Mistassini. À la fin du XIXe siècle, le potentiel géologique de la région est exploré par des géologues de la Commission géologique du Canada. Graduellement, Chibougamau devient un lieu d'importance. Dès 1934, la population de la ville atteint le millier d'habitants et Chibougamau est au cœur des activités minières de la région.

Malgré la Seconde Guerre mondiale, son expansion se poursuit. Chibougamau est désormais reliée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, puis à Chapais par la route. Les minières y sont de plus en plus nombreuses et on y compte déjà 25 scieries. Dès 1954, Chibougamau obtient le statut de ville. Sa croissance et ses activités d'exploitation sont telles qu'en 1960, elle et voisine, Chapais, sont les plus grands producteurs de cuivre de l'est du Canada. Trois ans plus tard, l'entreprise forestière Chantiers Chibougamau ouvre ses portes ; elle sera appelée à devenir le flambeau entrepreneurial de la région.

Au fil du temps, Chibougamau assume de plus en plus un rôle de centre névralgique régional. La municipalité est pourvue d'une base militaire, d'une station de radio locale, d'un hôpital régional et d'un aréna. Son offre de services continue de se déployer.

La signature de la  Convention de la Baie-James et du Nord québécois, puis celle de la Paix des Braves, affirme la volonté du gouvernement québécois de travailler en partenariat avec les Autochtones de la région en vue d'une exploitation juste et rentable des ressources du nord du Québec, ce que confirme d'ailleurs le Plan Nord.

Ce tissage stratégique de liens de gouvernance commune est basé sur une dynamique de collaboration et de complicité amicale entre les élus cris et jamésiens. Leur vision partagée d'un développement durable au service des générations à venir dans le respect des valeurs est sans conteste l'occasion d'un nouveau souffle de développement pour l'ensemble du Nord québécois, dont Chibougamau.

Pour en savoir plus sur l'histoire de Chibougamau, visitez le site de la Société d'histoire régionale de Chibougamau.


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